🤖 Analyse d’une transformation réussie
Cette entreprise se transforme en "Pure Player" de la connectivité
Hello tout le monde 👋
Une action qui bondit de 250 % tout en restant bradée, ça vous semble impossible ?
CommScope
En plein redressement, ce géant des infrastructures s’apprête à nettoyer son bilan et à gâter ses actionnaires grâce à une cession à 10,5 milliards de dollars.
Le marché dort-il encore sur ce dossier ? On vous explique pourquoi cette “machine à cash” pourrait bien valoir 30 % de plus d’ici quelques mois.
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Bonne lecture !
🤖 CommScope : analyse d’une transformation réussie
CommScope (NASDAQ : COMM) surfe sur la vague de l’IA. En tant que fournisseur d’infrastructures pour les data centers et le haut débit, l’entreprise profite directement de l’appétit insatiable pour le big data et le cloud.
Ces tendances exigent des réseaux toujours plus puissants, ce qui propulse la demande pour ses offres de fibre optique et de Wi-Fi (Ruckus).
La stratégie de redressement de CommScope s’avère payante : après une longue traversée du désert, le titre s’est envolé de plus de 250 % en six mois en 2025.
Pourtant, malgré cette performance spectaculaire portée par sa division ANS, l’action demeure sous-valorisée face à ses pairs. Dans cette analyse, nous reviendrons sur ce retournement, la vente de certains pôles et le potentiel de croissance qui subsiste.
Résultats record au 3ème trimestre
CommScope a publié une performance exceptionnelle pour le troisième trimestre 2025, surpassant largement les attentes du marché.
Le chiffre d’affaires consolidé atteint 1,63 milliard de dollars (+51 % sur un an) et l’EBITDA ajusté s’envole à 402 millions de dollars (+97 %). Ce 6ème trimestre consécutif de croissance à deux chiffres marque également le retour aux bénéfices, avec un bénéfice par action (EPS) ajusté de 0,62 $, effaçant les pertes de l’an dernier.
Cette dynamique repose sur la croissance simultanée des trois divisions :
Connectivity & Cable Solutions (CCS) : Ce pilier historique enregistre 1,1 milliard de dollars de ventes (+51 %) et un EBITDA en hausse de 79 %. L’activité est dopée par les « hyperscalers » et l’accélération des déploiements de data centers dédiés à l’IA.
Access Network Solutions (ANS) : les solutions d’accès haut débit pour les opérateurs câble/télécom signe une performance spectaculaire avec 338 millions de dollars de revenus (+77 %) et un EBITDA qui bondit de 169 %.
Ruckus Networks : Le segment Wi-Fi et commutation d’entreprise progresse de 15 % (179 M$) avec une rentabilité en hausse de 38 %, soutenu par le Wi-Fi 7 et les abonnements logiciels.
Un deal à 10,5 milliards pour tout changer
Pour se désendetter et simplifier son modèle, CommScope se sépare de son “joyau” historique, la division CCS (Connectivity & Cable Solutions), qui était jusqu’alors son principal pôle de revenus, vendue au géant Amphenol. L’opération, validée par les actionnaires en novembre, est attendue pour le début de l’année 2026, plus tôt que prévu.
L’impact sur le bilan sera radical.
L’apport de cash servira à effacer totalement la dette de 7,4 milliards de dollars et à racheter les titres préférentiels. Mais la bonne nouvelle est surtout pour les actionnaires : le surplus de liquidités (environ 1,8 milliard $) devrait financer un dividende spécial massif. Les analystes tablent sur un versement de près de 8 $ par action, qui pourrait être distribué deux à trois mois après la finalisation de la vente.
La cession de CCS aura pour effet de concentrer CommScope sur un périmètre recentré, appelé RemainCo, constitué uniquement des segments ANS et Ruckus. Ces deux divisions resteront exposées aux cycles d’investissement des opérateurs télécom et des clients entreprises, ce qui peut entraîner une certaine volatilité d’un trimestre à l’autre.
Cependant, l’opération présente plusieurs avantages majeurs :
Désendettement massif : La sortie de CCS permettra d’éliminer pratiquement toute la dette bancaire/obligataire du bilan. Le ratio d’endettement net, qui excédait 5,5× l’EBITDA, va chuter à un niveau beaucoup plus soutenable. La lourde charge d’intérêts (668 M$ sur 12 mois glissants) devrait donc diminuer substantiellement, améliorant la rentabilité nette à l’avenir.
Refocalisation sur la croissance : CCS, bien que générant des flux de trésorerie importants, était un segment relativement plus mature. En cédant cet actif, CommScope pourra concentrer ses ressources et ses investissements sur ANS et Ruckus, qui adressent des marchés en croissance rapide (bande passante 10G, Wi-Fi nouvelle génération, IoT, etc.). Ces segments offrent une marge EBITDA plus élevée (environ 19 % en moyenne sur les 12 derniers mois, la plus élevée du secteur) et un potentiel de croissance organique supérieur à celui de CCS.
Simplification et agilité : La nouvelle structure de RemainCo sera plus petite (environ 1,8 Md$ de chiffre d’affaires annuel pro forma) mais plus rentable. L’entreprise gagne en flexibilité pour innover et s’adapter rapidement aux évolutions technologiques, un atout face à des concurrents plus lourds. Par exemple, CommScope a déjà intégré les actifs de Casa Systems (acquis précédemment) pour enrichir son offre d’infrastructures virtualisées (vCMTS, etc.), ce qui la positionne en fournisseur clé des futures mises à niveau réseau DOCSIS.
Enfin, du point de vue des actionnaires, le plan offre un double bénéfice : (1) une distribution de cash substantielle via le dividende spécial post-transaction, et (2) la détention d’une entité recentrée sur des activités à plus fort potentiel de croissance, avec un bilan fortement assaini.
Naturellement, la réalisation complète de ce scénario dépend de la finalisation sans encombre de la vente de CCS à Amphenol. Tout report ou blocage imprévu de l’opération constituerait un risque majeur à court terme pour le titre, qui a intégré dans son cours actuel une bonne partie de cette perspective positive.
2026 : L’aube d’un nouveau cycle technologique
Au-delà de ces fluctuations à court terme, les fondamentaux pour 2026 et les années suivantes sont extrêmement solides, portés par deux catalyseurs majeurs qui n’en sont qu’à leurs balbutiements :
La révolution DOCSIS 4.0 (Division ANS) : La course au “10G” sur les réseaux câblés coaxiaux est lancée, mais elle est loin d’être terminée. Comme l’a souligné le directeur financier, les grands câblo-opérateurs sont encore en phase d’évaluation ou de déploiement initial. CommScope, fournisseur incontournable de cette technologie, devrait voir ses carnets de commandes se remplir massivement à mesure que ce cycle de modernisation montera en puissance courant 2026.
L’avènement du Wi-Fi 7 (Division Ruckus) : Parallèlement, le marché des réseaux d’entreprise entame sa mutation vers le Wi-Fi 7. Les premiers points d’accès et switches commercialisés par Ruckus rencontrent déjà une traction encourageante. Là encore, nous sommes au tout début d’un cycle de renouvellement pluriannuel (2025-2028), soutenu par des investissements proactifs de CommScope dans ses forces de vente pour capturer des parts de marché.
L’année 2025 doit être lue comme une année charnière.
Si le groupe vise un EBITDA ajusté global (incluant CCS jusqu’à la vente) de 1,30 à 1,35 milliard de dollars, l’analyse du périmètre RemainCo seul appelle à la nuance. Le management cible pour cette entité future un EBITDA de 325 à 350 millions de dollars sur l’année. Cela implique mécaniquement un quatrième trimestre 2025 plus modeste (environ 50 M$), en raison de la saisonnalité et de la base de comparaison élevée du T3.
Cependant, cette prudence à court terme ne doit pas masquer la confiance absolue de la direction pour l’avenir. Une fois délestée de sa dette et recentrée sur ses activités à forte marge, la société vise une croissance bénéficiaire à deux chiffres.
Le consensus des analystes rejoint cette vision : la combinaison d’une expansion des marges opérationnelles, de la montée en charge des cycles DOCSIS/Wi-Fi 7 et de la disparition des frais financiers pourrait permettre à l’EPS (bénéfice par action) de croître durablement de plus de 10 % par an dès 2026.
Une valorisation à prix cassé
Paradoxalement, l’envolée boursière récente n’a pas gommé l’attrait spéculatif du dossier. Au contraire, CommScope affiche aujourd’hui une décote manifeste, tant par rapport à ses pairs qu’au marché global.
Des multiples bradés : le titre se traite à seulement 11 fois les bénéfices attendus (P/E forward ~11x). C’est une anomalie pour une valeur de croissance, alors que le secteur technologique et l’indice S&P 500 s’échangent sur des multiples plus de deux fois supérieurs (environ 23-24x).
Le ratio PEG (Price/Earnings-to-Growth) : avec un ratio inférieur à 1 (0,8), le marché ne paie pas la croissance future au juste prix, offrant une marge de sécurité confortable.
La valeur intrinsèque : le ratio Valeur d’Entreprise/Chiffre d’affaires (EV/Sales) ressort à 2,1x, contre plus de 3x pour la moyenne sectorielle. Le constat est encore plus frappant sur le ratio Prix/Ventes (P/S), qui s’établit à 0,7x contre une médiane sectorielle de 3x.
Cette faible valorisation boursière contraste violemment avec l’excellence opérationnelle du groupe. CommScope ne se contente pas de suivre la cadence ; elle écrase la concurrence.
Sur les quatre derniers trimestres, la croissance organique a atteint +34 %, soit quatre fois le rythme moyen de ses concurrents (+8 %).
L’écart se creuse également sur les marges. Avec une marge nette de 18 % au T3 (contre 5 % pour les pairs) et une marge d’EBITDA ajusté de 25 %, l’entreprise démontre une efficacité redoutable, et ce, avant même d’avoir bénéficié de l’allègement futur de sa charge d’intérêts.
Le marché semble souffrir d’un retard à l’allumage concernant la “nouvelle” CommScope. Si l’on applique un multiple de valorisation conservateur mais plus cohérent avec le secteur (17-18x les bénéfices) à l’entité restante (RemainCo), celle-ci vaudrait intrinsèquement 18-19 $ par action. À cela s’ajoute le catalyseur immédiat : le cash net issu de la vente de CCS, qui devrait être redistribué sous forme de dividende exceptionnel d’environ 8 $ par action.
En additionnant ces deux composantes (RemainCo + Cash), la valeur théorique du titre dépasse les 26 $. Même en appliquant une décote de prudence de 20 % pour couvrir le risque d’exécution à court terme, on obtient une cible de 21-22 $, soit un potentiel de hausse de +30 % par rapport aux cours actuels.
Principaux risques à surveiller
Malgré un tableau globalement optimiste, il existe des risques et points d’attention à ne pas négliger pour un investisseur dans CommScope :
Dépendance US : une trop forte exposition au marché nord-américain (~80 %) rend le groupe vulnérable à un ralentissement des dépenses IT aux États-Unis.
Volatilité : l’activité reste cyclique et sensible au report de commandes de quelques grands clients (concentration du portefeuille).
Concurrence : face aux géants (Cisco, HPE, Nokia), CommScope doit innover constamment pour défendre ses parts de marché et ses marges.
Inflation : la hausse du coût des composants et matières premières pourrait peser sur la rentabilité si elle n’est pas répercutée.
Exécution du deal CCS : tout retard ou échec de la vente à Amphenol compromettrait le désendettement et le dividende spécial, pénalisant lourdement le cours.
Conclusion : La naissance d’un “Pure Player” de la connectivité
L’entreprise lourde et endettée d’hier laisse place à une structure agile, métamorphosée pour capturer la valeur de la révolution numérique. Les résultats du 3ème trimestre ne sont pas un hasard : ils valident la pertinence de ce repositionnement sur des marchés en ébullition : l’explosion des data centers pour l’IA, la course au 10 Gigabit et le déploiement massif du Wi-Fi 7.
La décision de céder la division historique CCS est un coup de maître. En sacrifiant ce volume d’affaires pour solder sa dette, CommScope fait le choix de la rentabilité sur la taille. Le groupe concentre désormais ses forces vives sur ses divisions les plus technologiques, ANS et Ruckus. Ce sont ces segments qui offrent les meilleures marges et les barrières à l’entrée les plus fortes, garantissant un profil de croissance organique supérieur pour les années à venir.
Paradoxalement, le marché n’a pas encore totalement intégré cette nouvelle réalité. Le titre subit toujours une décote injustifiée par rapport à ses pairs, alors même que ses indicateurs de croissance et de rentabilité surclassent la concurrence. Le consensus des analystes, avec des cibles entre 20 et 23 $, ne reflète qu’une partie du chemin. Si l’on se projette post-opération : une fois le dividende exceptionnel versé et le bilan assaini, la valeur intrinsèque de la nouvelle entité (RemainCo) pourrait justifier un cours supérieur à 25 $. C’est la récompense logique pour une société capable de délivrer une croissance bénéficiaire à deux chiffres de manière durable.
En définitive, CommScope offre aujourd’hui un ratio risque/rendement rare.
L’entreprise a eu le courage de corriger ses faiblesses structurelles pour laisser s’exprimer ses atouts technologiques. C’est le moyen idéal de s’exposer à l’infrastructure de l’IA et du haut débit, sans payer les multiples prohibitifs habituels du secteur technologique.
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